Mathémanip’

matériel varié pour les connaissances mathématiques

Manipuler pour mieux ancrer les concepts mathématiques est une des composantes de base des séances de remédiation pédagogique. Il n’est pas rare qu’un enfant venant au cabinet pour des difficultés en mathématique ne dispose pas de représentation des nombres efficientes.


La méthode Montessori

La méthode Montessori favorise la mémorisation par l’expérience.
Elle rend concret et sensoriel des concepts abstraits. Fruit d’une réflexion étayée, sa progressivité est d’une logique implacable et garantit de rapides progrès.
Ainsi nous reprenons avec du matériel Montessori, la frise numérique par la chaîne de 1 000, expérimentons le principe des 4 opérations avec des jetons, timbres, cubes ou perles et le renforçons.


La chaîne de 1 000

C’est un outil indispensable pour compter linéairement.
Je l’utilise pour que les enfants se rendent compte des quantités et pour développer leurs compétences en calcul mental.

« Plus les calculs sont rapides, moins l’enfant est entravé dans l’acquisition de nouvelles notions »

Comment aborder les identités remarquables si le calcul mental est déficient?
Plus les calculs sont rapides, moins l’enfant est entravé dans l’acquisition de nouvelles notions: problèmes à une ou plusieurs étapes, fractions, échelles, proportionnalité, etc. C’est un objectif de base de sa réussite en mathématiques, à tous les niveaux scolaires.

La chaîne de 1 000 nécessite de se déplacer dans l’espace, d’être acteur de son apprentissage. Elle nécessite de la volonté et booste les capacités de concentration par le jeu, donc sans contrainte.


Les 4 opérations

Le geste est essentiel pour l’automatisation.
Un enfant qui fait le geste de retirer des éléments (perles, cubes) lorsqu’il doit faire une soustraction intègre rapidement le principe suivant: lors d’une soustraction on enlève une quantité à une autre plus grande et le résultat est une quantité moindre.
La notion de partage, intrinsèque à la division, est elle aussi facilitée par le recours au matériel. Comment parvenir à résoudre une division si l’on ne comprend pas ce concept?

Une fois l’étape du dénombrement maîtrisée (1 dizaine = 10 unités, 10 dizaines = 100 unités…) et les concepts opératoires compris, il pourra se lancer dans la résolution des opérations complexes intégrant les symboles et le vocabulaire mathématique.

« C’est ainsi que l’enfant comprendra et pourra jouer avec les nombres »

Une importance est accordée à la justesse du vocabulaire que ce soit au niveau de la correspondance écriture numérique – écriture cursive, de la capacité à écrire des nombres dictés (souvent source d’anxiété et de lenteur en classe), que du vocabulaire propre à chaque opération: somme, différence, produit, quotient.
C’est ainsi que l’enfant comprendra et pourra jouer avec les nombres.


En séance

En associant ces activités de manipulation à des exercices plus scolaires, on parvient à ancrer durablement les connaissances et à une belle progression.
Ainsi je recrée des exercices sur le modèle de l’enseignant afin de mettre l’enfant en situation de réussite.
Mon but est qu’il ait davantage confiance en lui afin d’être attentif et acteur en classe de ses apprentissages.

« A terme c’est leur estime d’eux-mêmes qui est dégradée »

Je reçois souvent des enfants qui ne participent pas, essaient de se faire oublier car en difficulté et ce schéma vicieux les isole et creuse les lacunes.
A terme c’est leur estime d’eux-mêmes qui est dégradée et peut conduire à des décrochages ou à l’idée préconçue que « je ne suis pas bon en maths car je suis nul » ou encore « je ne suis pas un matheux mais un littéraire« .


Nous avons certes des appétences pour telle ou telle matière mais faut-il encore s’assurer que cela soit vraiment une question de goût et non d’un rejet face à des difficultés d’apprentissage.

Je vous parlerai prochainement du Soroban, boulier japonais, qui viendra bientôt compléter la gamme de matériel de DYSFICULTES.


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Publié par Claire Dubost

Après une carrière dédiée au soutien scolaire et à la formation professionnelle, j'ai coordonné au sein d'un réseau d'établissements privés les équipes, les paramédicaux et les familles d'élèves porteurs de handicaps. J'ai complété mes connaissances acquises en autodidaxie par le DU P.A.T.A. (proprioception, action et troubles des apprentissages) de l'université de Bourgogne proposé par le Docteur Patrick Quercia. Je suis aussi diplômée du Cours Danièle Dumont en tant que rééducatrice de l'écriture. Aujourd'hui j'interviens en enseignement spécialisé et propose des services de conseils, formations et cours particuliers à destination de publics atteints de troubles dys, de précocité, de TDAH ou présentant des difficultés passagères. Mon cabinet se situe à Vernioz (38150), au sud-est de Vienne en Isère.

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